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"Le travail par lequel une émotion s’élabore en nous et finit par se résoudre dans une idée reste si obscur que cette idée est parfois précisément le contraire de ce que le raisonnement simple aurait prévu […]
le naturel de chacun, c’est sa nature.
La mienne voulait que, par une métamorphose dont je vous ai marqué de mon mieux les degrés, l’antipathie admirative pour le comte devint chez moi un principe de critique à mon propre égard, que cette critique enfantât une théorie un peu nouvelle de la vie, que cette théorie réveillât ma disposition naïve aux curiosités passionnelles, que le tout se fondît en une nostalgie des expériences sentimentales et que, juste à ce moment, une jeune fille se rencontrât dans mon intimité, dont la seule présence aurait suffi pour provoquer le désir de lui plaire chez tout jeune homme de mon âge."
Analyse d’Oriane (crayon HB noir) : j’aime bien des vérités profondes comme « le naturel de chacun, c’est sa nature », elles rassurent sur la prétendue clairvoyance des écrivains surtout lorsqu’ils s’efforcent, comme ici à compliquer leurs analyses psychologiques. Que de temps perdu ! L’amour est bien plus une affaire d’hormones que de psychologie…
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